la prochaine finale de la coupe de france de football opposera rennes à guingamp.
une demande officielle a été faite à la fédération française de football pour que notre hymne national, le Bro gozh ma zadoù, retentisse dans l'enceinte francilienne.
la fédération à répondu qu'elle réfléchissait à la chronologie des événements et au moment opportun pour diffuser notre hymne.
affaire à suivre...
Par Ronan le Gall,
vendredi 24 avril 2009 à 18:07 ::Actualités
Adsav (PPB) était présent jeudi aux côtés des salariés de Cummins Filtration. Les représentants syndicaux de l'entreprise ont cherché en vain à dialoguer avec le Préfet du Finistère avant de finalement rencontrer le Medef local. Dans un cas comme dans l'autre, leurs questions, pourtant fort raisonnables, ont été traitées par dessus la jambe.
Côté préfecture, c'est à la secrétaire du préfet qu'on a laissé le soin de rencontrer les représentants du personnel, ce qui montre le peu de cas qui est fait tant des salariés que du personnel de préfecture. Quant au Medef local, il a simplement usé de langue de bois et a invité les salariés à se reclasser au lieu de regarder de plus prêt des pratiques douteuses de l'entreprise nord-américaine qui risquent de rejaillir sur l'image du patronat breton. Le contraste entre la cadence infernale imposée aux salariés et la menace de licenciement au prétexte d'un "manque de travail" crée une ambiance de plus en plus délétère qui se solde par un absentéisme regrettable pour tous le monde (jusqu'à 35% sur certaines lignes!). Face à cette situation de crise, et comme on pouvait s'y attendre, les points évoqués par les salariés restent sans réponses:
- Pourquoi la direction refuse-t-elle de s'expliquer sur la délocalisation de la fabrication de produits vers les États unis ou le Brésil?
- Pourquoi feint-elle de ne pas comprendre lorsque les représentants syndicaux parlent de commandes de 50000 produits comme argument-massue en faveur du maintien du site?
- Pourquoi refuse-t-elle d'évoquer les clients qui auraient disparu du fichier clients du jour au lendemain?
- Pourquoi aucun commentaire sur cette délocalisation du stock qui aurait eu lieu dès la fin janvier en prévision d'une action syndicale?
- s'il n'y a plus assez de travail, comment se fait-il que les salariés ne puissent bénéficier de leurs RTT afin d'éviter des licenciements secs?
Adsav (PBB) s'inquiète de plus en plus de la dérive d'une situation qui tourne au dialogue de sourd. Il est temps de remettre un peu de bon sens dans les relations sociales en Bretagne et de prêter une oreille attentive aux demandes raisonnables des salariés. N'importons pas sur notre sol ces pratiques faites de mépris envers le peuple qui sont tellement contraires à notre esprit.
Pour le Kuzul Meur, Ronan Le Gall, Vice-Président d'Adsav(PPB)
Par Ronan le Gall,
samedi 11 avril 2009 à 17:37 ::Culture bretonne
Quelques mots sur l’oeuvre de l’abbé Perrot, alors que de nombreux Bretons se souviendront ensemble le lundi 13 avril lors du rassemblement annuel de Scrignac. Le Bleun-Brug fut créé en 1905, à Saint-Vougay, par l’abbé Perrot. La fleur de bruyère symbolisant la ténacité bretonne. L’association répondait à la devise suivante Illustrant un combat, pour défendre la foi, la langue et les traditions bretonnes qui commence: “Breton et Foi sont frère et sœur en Bretagne”.
L’association s’exprime à travers une fête annuelle où le théâtre breton, le chant et les conférences sont au programme. La revue “Feiz ha Breiz” fondée en 1865 par l’abbé Gabriel Morvan, fait, peu à peu, office d’organe de l’association. Participant à la rédaction, dès 1902, l’abbé Perrot en devient le directeur. D’abord officieusement, en 1907, puis officiellement en 1911.
Après la première Guerre Mondiale l’association multiplie ses activités dont certains ne sont pas sans rappeler l’Eistedfodd galloise: concours de déclamation, d’éloquence, danses bretonnes, etc. L’association couvre l’ensemble de la Bretagne par l’intermédiaire d’organes locaux.
L’assassinat de l’abbé Perrot en 1943 et le contexte politique peu propice, désorganise l’association. Elle renaîtra en 1948, au Bleun-Brug de Saint-Pol-de-Léon et est un succès immédiat. Au cours du congrès de Saint-Pol-de-Léon, en 1950, on évoque le retour possible des moines à Landévennec. A partir de 1956, le Bleun-Brug s’oriente progressivement vers les considérations économisante et socialisante qui créent des tensions internes, en particulier dans le contexte de mai 1968. L’association aura du mal à s’en remettre .
Par Ronan le Gall,
vendredi 10 avril 2009 à 12:51 ::Actualités
Le site nantes.maville.com nous apprends jeudi 9 avril que la nouvelle “mosquée des Turcs” ouvrira ses portes fin juillet. «Si tout va bien» croit bon d’ajouter Ouest-France. «Elle viendra enrichir le patrimoine architectural nantais».
Le centre comprend, outre la mosquée, un bâtiment qui abritera un café turc, une épicerie et une bibliothèque. La salle de prière a deux niveaux : le rez-de-chaussée est réservé aux hommes, et le balcon aux femmes. Le portail sera orné de motifs mêlant des tulipes (symboles de l’empire Ottoman) et des roses (symboles de l’islam).
Les nantais auront également la chance de posséder un minaret de 20M de haut pour l'appel du muezzin...
Par Ronan le Gall,
mercredi 8 avril 2009 à 17:44 ::Actualités
A l’occasion de sa tournée en Asie Mineure, le Président des États-Unis Barack Obama a apporté son soutien public à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. Adsav! le parti du peuple breton suggère donc que M. Barroso propose, dans le cadre d’une visite aux États-Unis, que le Mexique devienne le 51e État de l’Union des États d'Amérique.
Par Ronan le Gall,
samedi 4 avril 2009 à 21:43 ::Actualités
Dans le mensuel "bretons" de ce mois ci, le PDG jean-guy LE FLOC'H nous confirme ce que l'on savait déja sur les bienfaits de la mondialisation, chiffres à l'appuis:
« Comme il y a 10 ans, un des éléments de la crise actuelle, c’est la mondialisation. Or, tout le monde disait qu’elle était indolore, normale et normée et normative, et surtout, selon Bruxelles, indispensable. Quand on voit les différences de salaires moyens sur le globe, on comprend vite pourquoi cette mondialisation crée des chocs considérables. Jugez : 2000 € par mois en Europe de l’Ouest, 350 € en Europe de l’Est , de 250 à 300 € au Maroc et en Tunisie, 100 € en Chine, 80 € en Inde, 30 € au Bangladesh. La mondialisation, c’est ça aussi ! Maintenant il faut avoir le courage de lire ces chiffres, de les analyser et d’y réfléchir. Aujourd’hui tout est complètement libre. Ceux qui fabriquent des vêtements ici sont directement en concurrence avec des ouvriers payés 100 € au fin fond de la Chine, qui travaillent au moins 60 heures par semaine et où on frôle parfois le travail forcé. »
Par Ronan le Gall,
samedi 4 avril 2009 à 08:54 ::Actualités
Adsav! le parti du peuple breton, a suivi de près la réception des représentants des salariés de Cummins filtration par le préfet du Finistère, le vendredi 3 avril. Face à une situation de crise, force est de constater, qu’une fois de plus, les Bretons n’ont rien à attendre de l’État français.
Sans doute peu sûr de « ses » Bretons, M. Mailhos a tenu à rassurer les délégués du personnel qu'ils ne devaient pas être inquiets pour l'avenir du site. Un site sans eux? Car ce que le le préfet du Finistère omît de préciser c’est que ce sont au total près de 250 personnes qui ont été ou sont touchées par une perte d'emploi. C’est à dire pratiquement 50% de l'effectif total du site de Kemper/Quimper, en comptant les intérimaires et les sous-traitants. Le préfet se fit aussi expert industriel lorsqu’il affirma avoir remarqué une baisse de production à l’occasion de sa visite sur le site, il y a maintenant deux mois. Étrange affirmation alors que les produits "phares" de l'entreprise se vendent bien et qu'en ce moment-même l'usine tourne au maximum de sa capacité de production. Tellement bien que l'on demande aux salariés de faire des semaines de 47 heures ! Alors pourquoi cette affirmation gratuite, pour mieux « faire passer la pilule » d’une décision acceptée en haut lieu?
Le haut fonctionnaire déclara également suivre de près le calendrier et la légalité des licenciements sans rien pouvoir faire d'autre. Adsav, le parti du peuple breton, ne manquera pas de le lui rappeler. Cette attitude facile, qui tient un peu de Ponce Pilate, confirme que l'État français n’a pas l'intention d’appliquer sa propre circulaire N°2008/19 du 25 novembre 2008 relative au chômage partiel et à la prévention des licenciements. En effet ce document prévoit des aides aux entreprises afin d'éviter justement les licenciements secs. Si l’activité baisse pourquoi ne pas aider l’entreprise?
La réaction du préfet nous prouve une fois de plus que l'État français palabre mais n’a aucune intention ou capacité de mettre en place une vraie politique de sauvetage des emplois Bretons. Les priorités sont ailleurs, et se résument à deux objectifs principaux: le racket fiscal pour continuer de dilapider notre argent et le contrôle des Bretons pour s’assurer qu’ils restent à leur place.
Pour le Kuzul Meur, Ronan Le Gall, Vice-Président d'Adsav(PPB)
Par Ronan le Gall,
jeudi 2 avril 2009 à 19:01 ::Actualités
Après avoir supprimé 150 intérimaires depuis le début Octobre 2008, la société Cummins filtration, leader dans son domaine des technologies de filtration, vient d'annoncer une nouvelle vague de licenciements et de reclassements. Au programme, ce sont 85 suppressions de poste, 27 reclassements internes sur le site de Kemper/Quimper, et 20 reclassements sur le site de redistribution situé en Flandre ; sans oublier les conséquences sur au moins 26 emplois dans des entreprises sous-traitantes des bassins d’emploi quimpérois et lorientais.
La raison avancée ? Il n'y aurait plus assez de travail. Si le travail manque, comment expliquer que les salariés soient « invités » à travailler le samedi pour faire des semaines de 47h et l'équipe du week-end conviée à produire le lundi de pâques ? La crise a bon dos ! Pour Adsav, le parti du peuple breton il est évident que la nouvelle direction de Cummins Filtration cherche surtout à faire des économies sur le dos des salariés. Et même des économies de bout de chandelle puisqu’elle vient de se séparer de ses femmes de ménage, et a introduit d’autres économies du même style pour un gain de seulement 6000€.
Dans le même temps, le site de Kemper/Quimper aurait transféré 20 millions d'euros à sa maison mère, et 20 cadres se seraient partagés la coquette somme de 640000€ de primes en 2008, soit une augmentation de 33%. Le directeur, Mr Jean-René Mouttet aurait même eu l’indélicatesse extrême de se faire livrer sur le site une nouvelle voiture de fonction coûtant 38000€...
Doit-on le rappeler Cummins filtration est une entreprise Nord-Américaine et sa direction n’est pas bretonne. Les pratiques que nous venons de décrire tranchent avec la discrétion de nombreux artisans, entrepreneurs et salariés Bretons qui luttent pour la survie de leurs projets et de leurs emplois. Elles illustrent bien les effets tragiques, particulièrement en temps de crise, des dérives « coloniales » dont souffre l’économie bretonne.
Sociétés sans attaches aucunes avec la Bretagne, cadres venus de loin et qui traitent leur personnel de haut, priorités des pouvoirs français qui sont ailleurs, lourdeurs du droit du travail, de la fiscalité et de l’administration française qui transforment les salariés en « variable d’ajustement ». Voilà toutes les causes de ces dérives ! En temps de crise, on voit plus que jamais que la force de la Bretagne réside dans les PME issues du terreau breton et qui se sentent davantage responsables vis-à-vis de leur personnel. Adsav, le parti du peuple breton, invite nos compatriotes à en tirer les conséquences et se serrer les coudes.
Pour le Bureau politique, Ronan Le Gall, Vice-président d'Adsav (PPB)
Adsav, le parti du peuple breton met en garde nos compatriotes contre la récupération de leurs votes dans le cadre des élections européennes de juin 2009.
Ces élections seront l'occasion d'une nouvelle escroquerie dont le peuple breton, une fois de plus, est appelé à faire les frais. Le découpage de l'hexagone en grandes circonscriptions électorales aura pour effet de noyer vos voix dans une « circonscription Ouest » qui comprend les entités administratives « Région Bretagne », « Région Pays de La Loire ;» et «Région Poitou-Charente » .
Le découpage de l'hexagone en seulement sept grandes zones n'est pas anodin. Il dilue le vote des Bretons, Catalans, Alsaciens, Flamands, Basques et Corses et les prive finalement de la possibilité de participer au pouvoir législatif européen. La Galice, le Tyrol du Sud et tant d'autres entités de taille ou de population bien plus modeste que la Bretagne élisent leurs députés.
Pourquoi pas nous ? L'état français s'assure ainsi qu'aucun point de vue breton, basque ou alsacien ne puisse s'exprimer sur des sujets aussi importants que le respect des peuples sans État ou la crise économique. Quand bien même elle verrait le jour, une « Bretagne réunifiée» resterait bien impuissante sans relais Bretons aux Parlement Européen.
Face à cette situation, Adsav, le parti du peuple breton, étudie actuellement les modes d'action qui permettront au peuple breton de s'inviter dans ce débat dont on cherche à les exclure. Seule force en Bretagne totalement indépendante des appareils politiques français, Adsav exclue toute alliance avec des partis hexagonaux dont l'objectif invariable est de museler les Bretons.
Kuzul Meur Adsav, Strollad Pobl Vreizh
Bureau Politique d'Adsav, Le Parti du Peuple Breton (PPB).
Par Ronan le Gall,
lundi 9 mars 2009 à 11:34 ::Actualités
ce sondage est pour le moins étrange...
en effet, on y voit qu'il est parfaitement politisé, et que ceux qui s'y opposent sont politiquement marqués à "gauche". or qui s'y oppose farouchement? ayrault, auxiette et bien d'autres ténors socialistes.
pourquoi s'y opposent-ils?
1- ce n'est pas eux qui ont proposé, donc comme ils font partie de l'opposition, ils s'opposent bêtement.
2- les maires de Rennes et Nantes ne sont pas bretons. de quel droit se permettent il dans ce cas de décider à la place du peuple breton?
3- l'un et l'autre sont des jacobins invétérés et rêvent de voir leurs villes respectives devenir des petit paris. tout un programme
ce qui rend ce sondage encore plus étrange, c'est que dans le même temps, il y avait un sondage sur presseocean.fr et que disait ce sondage du journal de loire atlantique? que plus de 73% des gens étaient favorable à la réunification...
bizarre non?
Par Ronan le Gall,
dimanche 1 mars 2009 à 19:58 ::Actualités
Depuis plusieurs jours des personnalités politiques françaises s'évertuent à torpiller les efforts visant à rendre à la Bretagne un cadre administratif qui corresponde à ses frontières historiques. Pour Adsav, le parti du peuple breton, il est temps de mettre les pieds dans le plat et d'appeler un chat un chat.
Le petit pas en avant de la « réunification » permettrait à Nantes de ne plus être séparée artificiellement du reste de la Bretagne dans la vie administrative et politique de l'Hexagone. La moindre des choses. Ceux qui intriguent afin de défendre leurs petits fiefs « Pays de Loire », « Grand Rennes » ou « Métropole Nantaise » ont au moins deux choses en commun : ils sont élus en Bretagne par la grâce d'un parti français - en l'occurrence le Parti Socialiste- et ils n'ont aucune attache, ni familiale, ni affective avec la Bretagne. Le mépris de ces colons pour la Bretagne est intolérable. Habiter dans un pays et le mépriser constitue un acte de colonialisme inacceptable, que ce soit en Bretagne, en Guadeloupe ou au Tibet. Le 18 août 2008, Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes a reçu le Dalaï-lama. Plusieurs mois auparavant, le 28 mars 2008, ce même Jean-Marc Ayrault avait symboliquement pavoisé la mairie de Nantes du drapeau tibétain en signe de solidarité avec le peuple tibétain. Pourquoi, dans ces conditions, se conduire en Bretagne comme la Chine se conduit au Tibet ?
Adsav, le parti du peuple breton, invite nos compatriotes à garder les yeux ouverts face à ces grognements de colons qui tremblent pour leurs privilèges. L'encadrement des Bretons par des hommes de paille ne date pas d'hier. Il produit toujours les mêmes résultats désastreux pour notre peuple. Nous verrons bientôt qui pèse le plus dans la balance de la « réunification » : la volonté des Bretons ou celle des colons ?
Kuzul Meur Adsav, Strollad Pobl Vreizh
Le bureau politique d'Adsav, Parti du Peuple Breton (PPB)
Par Ronan le Gall,
jeudi 19 février 2009 à 22:08 ::Culture bretonne
Extrait de la B.O du film "La Chute du faucon noir" sorti en 2001 et réalisé par Ridley Scott. Interprété par Denez Prigent, en compagnie de Lisa GERRARD
Par Ronan le Gall,
mardi 17 février 2009 à 21:08 ::Actualités
Dans son style inimitable, l'État français vient d'annoncer par oukase ministériel, qu'à partir de juillet 2009 « Les plaques d'immatriculation devront comporter un identifiant territorial constitué par le logo officiel d'une Région et le numéro de l'un des départements de cette Région ». Rassurez-vous, votre véhicule échappera à l'apposition de la fausse hermine verdâtre du logo de la « région Bretagne ». Conformément au vœu exprimé par le Conseil régional de cette collectivité c'est notre drapeau breton, le Gwenn-ha-du, qui figurera sur nos plaques d'immatriculation, qui de surcroît seront bilingues. Pourtant un problème de taille reste en suspens: à lire l'arrêté à la lettre, les habitants de la Loire Atlantique devront en principe choisir entre leur numéro « 44 » et le Gwenn-ha-du mais ne pourront pas combiner les deux « identifiants ». Au Ministère de l'intérieur on affirme plancher sur la question d'une possible dérogation…. La mise en place rapide d'une région Bretagne respectueuse de nos frontières serait sans doute la meilleure réponse pour mettre fin au ridicule de cette situation.
La détermination des organisations et des personnalités bretonnes a mis la question de l'intégration de la « Loire Atlantique » à la « région Bretagne » au centre du débat sur la réforme administrative de l'hexagone. Le mouvement a pris tant d'ampleur que la « réunification » semble à portée de main. Cette perspective, si elle se confirme - car dans les salons parisiens on aime bien l'intrigue et la volte-face- ne peut que me réjouir. Néanmoins, au risque de jouer les rabat-joie je souhaiterais poser dès à présent une question cruciale: cette nouvelle région à naître serait-elle autre chose qu'une coquille vide? Force est de constater que d ans les circonstances actuelles il n'existe aucun projet visant à confier aux Bretons le minimum de pouvoir qu'est en droit d'attendre un peuple sans État ; je parle de la maîtrise de notre développement économique, de notre politique d'éducation et de culture. Nous n'aurons pas même le loisir de nous faire entendre au Parlement Européen puisque, contrairement aux autres peuples sans État (Écossais, Catalans, Gallois etc.) on nous ôte la possibilité d'envoyer des députés à Strasbourg lors des élections européennes de juin 2009. Certains semblent ne pas l'avoir compris mais vos voix seront noyées dans une circonscription électorale de type «grand ouest» qui de facto élimine toute perspective de représentation bretonne. Belle leçon de démocratie!
L'interférence incessante de l'État français, sa propension à venir se mêler de ce qui ne le regarde pas constitue la plus grande menace pour l'indépendance de mouvement des Bretons. Aujourd'hui ce sont les plaques d'immatriculation, demain ce seront peut-être les autocollants à l'arrière des voitures. On règlementera peut-être aussi la taille des bandes et des hermines du Gwenn-ha-du. Aucune borne ne semble exister à la volonté de tout contrôler, de tout taxer, de tout enrégimenter. Prenons des exemples récents : il y a quelques mois la France modifiait sa constitution pour y inscrire les « langues régionales » (sic) à la liste de « son » patrimoine. Une victoire en trompe l'œil: cette opération permet surtout de reléguer notre langue à une sorte de musée de la Province linguistique. Un ministre décidera sans doute bientôt par arrêté du lieu et du moment où l'on peut patoiser. La machine infernale s'est aussi attaquée à notre musique. Un « statut » professionnel associé de racket fiscal a failli être imposé aux milliers de musiciens amateurs. Grâce à une mobilisation massive des organisations bretonnes –dont Adsav- nous avons évité le pire. Mais pour combien de temps ?
J'invite tous les Bretons à se méfier des belles paroles. Gardons notre bon sens et notre œil ironique. L'État français pourra être pris au sérieux lorsqu'il acceptera de négocier avec des organisations prônant l'autodétermination du peuple breton. Seul un contre-pouvoir politique fort pourra imposer un peu de respect et garder à distance cette machine rouillée qui nous entrave. Celui-là même même qu'Adsav, le parti du peuple breton, est en train de faire émerger.
Par Ronan le Gall,
mardi 9 décembre 2008 à 13:38 ::Actualités
Depuis quelques jours, on ne parle plus que d'une chose en Bretagne: les compétences en Géographie du chef de l'Etat français. Nantes est en effet en Bretagne, elle fut même la principale de nos capitales historiques.
Pour Adsav, le parti du peuple breton, le nombre des réactions à cette "petite phrase" a un caractère à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant car elles prouvent que de nombreux Bretons résistent toujours à la négation de notre histoire et de nos frontières par l'Etat français. Inquiétant, car elles mettent en lumière l'indigence politique de notre pays: c'est la France qui définit toujours les priorités et contrôle les débats.
La France va-t-elle réformer sa carte administrative pour la rendre compatible avec nos frontières historiques ? On verra bien, nous avons envie de dire «chiche». Que la France respecte nos frontières historiques pour tracer ses propres circonscriptions administratives est la moindre des choses. Cette évolution aurait au moins l'avantage de mettre en sourdine la mauvaise foi flagrante et la propagande éhontée qui accompagnent le découpage actuel. A ceux qui s'attendent à des miracles Adsav répond: gardez les pieds sur terre ! Car rien n'indique que cette hypothétique réforme administrative s'accompagne d'un ralentissement de la francisation à outrance de notre pays.
Tout suggère plutôt le contraire, qu'il s'agisse des atteintes portées à notre langue, notre culture ou à l'integrité de notre peuple. A ceux qui veulent soumettre le tracé de nos frontières plus que millénaires à un référendum, Adsav demande: dans quel but ? Pourquoi soumettre des frontières maintes fois confirmées par le droit international à des manoeuvres électoralistes lorsque la France semble enfin disposée à les reconnaître ?
Ne serait-il pas plus opportun de demander au peuple breton, dans son ensemble, de confirmer qu'il souhaite mener une vie normale de peuple indépendant ?
Pour Adsav, le Parti du Peuple Breton (PPB)
Kuzul Meur Adsav (PPB)
Entre les 2 tours des présidentielles française de 2007, les militant d'adsav le parti du peuple breton ont installé des panneaux frontalier du mont st michel à la vendée.
Samedi 22 novembre 2008, s'est tenu à Trédaniel le IXème congrès d'Adsav, le Parti du Peuple Breton (PPB). Devant une salle principale comble, de nombreux intervenants ont abordé les thèmes de l'économie en Bretagne face à la crise financière, de la culture bretonne et de l'état des structures existantes en Bretagne pour la langue et la musique, et bien d'autres sujets...
Dans plusieurs salles voisines, des stands proposaient aux visiteurs de découvrir des associations bretonnes (Unvaniezh Koad Keo, Kelc'h Studi Buhez ha Bro...), d'acheter des produits bretons (produits dérivés d'Adsav PPB, drapeaux bretons...), ou tout simplement de se restaurer pendant les pauses entre les débats.
Après ces débats et interventions de nos alliés européens, le congrès s'est terminé comme tous les congrès d'Adsav par un grand banquet convivial qui a duré toute la soirée.
Ce mardi 11 Novembre, les militants d'Adsav, le parti du peuple breton, se sont retrouvés à Sainte-Anne d'Auray afin de rendre hommage aux 240 000 Bretons sacrifiés par la France en 1914-1918 pour servir des intérêts qui n' étaient pas les leurs. Ces Bretons ont, par leur présence et au son du biniou bras, voulu rappeler à chaque compatriote, notamment aux plus jeunes, le sacrifice de leurs aînés afin de maintenir vivante la mémoire de notre peuple. Le premier conflit mondial constitue à plus d'un titre une catastrophe pour notre patrie : outre une génération saignée à blanc, le conflit entraîna le recul rapide de notre langue et accéléra l'invasion des modes françaises. Trompés par une propagande mensongère, nombreux furent ceux qui moururent en pensant de bonne foi faire leur devoir...
Au cimetière militaire, après la lecture d'un poème de Yann-Bêr Kalloc'h (Kartér-noz ér hléieu), Ronan Le Gall, vice-président d'Adsav, a lu aux participants le message du président Frederig Ar Bouder qui rappela le contraste entre la conduite héroïque de nos pères et le mépris avec lequel l'Etat français continue de les traiter.
Gwenn-ha-Du, Tarz-an-Deiz et drapeaux du pays vannetais aux vents, les adsaverion ont alors entonné leur seul hymne national : Bro Gozh ma Zadoù. De nombreux militants ont également participé à la messe d'hommage dans la basilique où résonnèrent nos magnifiques cantiques vannetais, notamment un somptueux Intron Santéz Anna.
Kement a wad, a boan, a zienez... Ne chomo ket difrouezh !
Par Ronan le Gall,
mercredi 24 septembre 2008 à 10:07 ::Actualités
Le samedi 20 septembre, 10000 de nos compatriotes ont foulé le pavé nantais pour dénoncer les attaques répétées de l'État français contre notre culture, notre langue, en un mot notre identité bretonne. Si la raison initiale de ce rassemblement était la défense du monde associatif breton face au projet de loi visant à « encadrer les pratiques amateurs », il fut aussi question de la défense et de la promotion de notre langue nationale toujours insidieusement en proie à l'acharnement de l'État français, l'exemple de l' école de Merville à Lorient en étant en cette rentrée scolaire un exemple emblématique.
Il fut également, bien sûr aussi rappelé au cri de « Naoned e Breizh » et « hep Naoned, Breizh ebet! », la bretonnité du pays nantais et l' attachement de tous les Bretons à leur ancienne capitale.
Parmi la foule des anonymes présents et au milieu des Gwenn-ha-du et de nos différents drapeaux bretons, les militants d'Adsav! le parti du peuple breton, étaient bien entendu présents en nombre, la plupart défilant au milieu de leurs associations respectives.
Contrairement à d'autres, Adsav! avait fait le choix de ne pas défiler sous ses propres couleurs afin que cette manifestation reste celle de tous et ne soit pas confisquée par quelques uns pour servir des intérêts étrangers aux revendications bretonnes.
Si l'insipide tiédeur régionaliste des discours n'était pas faite pour enthousiasmer les nationalistes que nous sommes, la chaleur humaine et la volonté de défense et de promotion de la culture bretonne manifestées par cette marée humaine rassemblée place de petite-Hollande ont ragaillardi les cœurs.
Cette journée a permis de rappeler à l'État français ses devoirs envers une nation bretonne bafouée depuis bien trop longtemps. Les militants d'Adsav! espèrent toutefois que cet évènement ne sera pas un feu de paille. Le combat culturel doit se poursuivre sur le plan politique, ou alors, il aura été mené en vain... Sans l'indépendance et la liberté politique, l'identité bretonne et les revendications culturelles resteront à jamais soumises au bon vouloir de Paris.
Par Ronan le Gall,
vendredi 19 septembre 2008 à 12:15 ::Actualités
Mes chers compatriotes,
Des Bretons de tous horizons se rassembleront à Nantes le 20 septembre 2008 afin de faire entendre le cri d'une nation qui lutte pour sa survie. Chacun à sa manière, chacun selon ses convictions militantes. Ce qui se joue dépasse la petite politique ou la gestion du quotidien: il s'agit d'une expression d'indignation face à la destruction de notre langue et de notre culture menée depuis des siècles par l'État français sous toutes ses formes.
Que ces attaques soient frontales ou sourdes, qu'elles soient tempérées ou pas pour nous amadouer, elles n'en demeurent pas moins une triste constante qui ne s'est jamais démentie. La transmission de notre langue est condamnée faute d'être proposée systématiquement aux familles dans les écoles de Bretagne. Sa diffusion est impossible faute d'être encouragée dans les sphères administratives et économiques. Désormais on s'attaque même à la musique bretonne en projetant de mettre à l'amende les musiciens « amateurs » qui peuplent les Bagadoù et les autres formations traditionnelles. Et je pourrais aussi citer le remplacement de population qui s'attaque au socle humain dont est issue la culture bretonne.
La manifestation du 20 Septembre sera donc un cri. Un cri nécessaire sans doute, car les formes d'expression du mécontentement breton sont soigneusement étouffées dès qu'elles sont trop visibles. Mais un cri insuffisant pour renverser la vapeur et changer la donne.
Comme ailleurs en Europe, c'est seulement par l'émergence d'un puissant courant de redressement national breton et par le renforcement du projet d'indépendance que l'émancipation bretonne pourra réellement prendre forme.
Kenvroidi ger, dav e vo dimp-ni chom digor an daoulagad ha gouzout, e beure ar 21a viz gwengolo, ne vo bet kemmet tra rak ne vo nemet deraouiñ evit gwir.
Frederig ar Bouder
Par Ronan le Gall,
vendredi 12 septembre 2008 à 09:20 ::Actualités
Le bilinguisme, c’est pas pour aujourd’hui. A la maternelle de Merville, 45 enfants sont inscrits dans la filière bilingue. Mais il n’y a qu’une enseignante bilingue qui ne peut encadrer que les 25 plus grands.
Pas d’enseignement bilingue pour Anatole. Il fait partie des 20 enfants qui ont été répartis dans les classes monolingues de l’école, faute d’enseignant. Ces classes, de ce fait, atteignent un effectif de 30 élèves.
Malgré la demande des parents et de l’équipe enseignante, malgré le soutien des élus municipaux et régionaux, l’Inspection académique du Morbihan refuse de créer un second poste d’enseignant bilingue. Reportage.
Ronan Le Gall Profession : Marin de commerce Né le : 2 octobre 1975 Statut marital : en couple Livre préféré : Plus de pardon pour les bretons de Saint Loup Candidat au canton de Briec en 2008 : 5,21%